Dylan : un apprenti sommelier en or

1 jour ago
Dylan Freitas Dos Santos, formé au lycée hôtelier Georges-Baptiste à Canteleu, vient de remporter la médaille d'or de la finale au concours du meilleur apprenti de France en sommellerie. C'est la première fois qu'un normand accède à la médaille d’or de la finale au concours du meilleur apprenti de France en sommellerie (MAF). Elle a été décernée à Dylan Freitas Dos Santos mi-octobre. Originaire d'Oissel, le candidat de 22 ans a planché sur sept ateliers alliant culture générale, dégustation à l'aveugle, analyse olfactive, techniques de service, simulation de prise de commande avec accord mets et vins et présentation d'une carte des vins personnalisée. « Après une licence professionnelle métiers de la gastronomie, j’ai fait une mention sommellerie au lycée hôtelier Georges-Baptiste à Canteleu. Les professeurs nous préparent bien aux concours". Dylan faisait partie des dix finalistes sélectionnés à l'issue d'épreuves départementales et régionales. Un bel exemple de réussite pour cet apprenti qui peaufine sa formation avec un brevet professionnel en sommellerie et travaille en alternance dans un établissement étoilé en Bourgogne.

Foire : le retour de la Saint-Romain

2 jours ago
La Foire Saint-Romain revient à Rouen à partir du 22 octobre 2021. Tournez manèges ! Foncez petits bolides ! Les attractions de la foire Saint-Romain sont de retour à Rouen sur la presqu'île Saint-Gervais du 22 octobre au 21 novembre sur l’esplanade Saint-Gervais. Environ 220 attractions attendent petits et grands dans l’odeur des confiseries, des pommes d’amour, de la barbapapa et des croustillons. Des sensations fortes aux activités les plus familiales, il y en a pour tous les goûts et de toutes les couleurs. Trains fantômes, autos tamponneuses, pêche au canard, tir à la carabine, palais des glaces égaient la plus grande fête foraine de province. Attendez-vous à voir briller les yeux des enfants comme des plus grands et laissez-vous envoûter ! Pour l’occasion, les transports en communs seront renforcés. Et l’accès aux attractions se fera dans le respect des restrictions sanitaires en vigueur : attention, le passe sanitaire est obligatoire pour accéder au site de la Foire Saint-Romain, il sera demandé à l'entrée. Pensez à privilégier les parkings relais et les transports en commun pour vous rendre à la Foire. Cette  année encore,  ils  seront  renforcés  pour  l’occasion. Néanmoins, deux espaces de stationnement gratuits au bout de l’esplanade Saint-Gervais et de l’Ouest (en face du MIN) sont mis à disposition cette année. Deux petits trains gratuits amèneront le public du terminal de l’Ouest jusqu’à l’entrée du champs de foire. Foire Saint-Romain : Du 22 octobre au 21 novembre De 14h à 23h30 (vendredis, samedis et veille de jours fériés : 14h à 1h), à partir de 11h30 pour les restaurants.

Le vrai douillon d’Elbeuf

3 jours 18 heures ago
À Elbeuf, les boulangers et cuisiniers remettent le douillon au goût du jour. Fabien Delamare propose une spécialité qui respecte la tradition. Le douillon est de retour à Elbeuf. Une spécialité locale, portée notamment par Fabien Delamare, dans sa boulangerie de la rue Jean-Jaurès. On ne s’y trompe pas : la queue devant la boutique indique que les clients apprécient ce qu’on leur propose ici. Derrière les vitrines pleines de gâteaux, descendue une volée de marche, c’est l’effervescence, comme n’importe quel jour dans l'atelier du boulanger : on pèse la farine, on bat les œufs, on enfourne et on laisse refroidir tout ce qui doit l’être. Fabien Delamare prépare les douillons. Ce sont les premières fournées de l’année. « J’en faisais au tout début de ma carrière, explique-t-il. Et la mairie m’a poussé à relancer la production. » 2021 est pour lui la première année d’un douillon qu’il veut fidèle à la tradition elbeuvienne. Une pomme choisie avec soin dans un verger bio de la métropole, un rond de pâte feuilletée d’un diamètre parfait. 10 g de beurre, puis du sucre pour remplir l’emplacement évidé du trognon. La pâte refermée, un peu de jaune d’œuf pour faire dorer et 35 à 40 minutes au four, à 180°C. Le douillon se déguste tiède. Le secret, c'est la pomme « Le secret, c’est le choix de la pomme », avoue le boulanger. Ici, une Wellant du verger de Beaulieu à Bardouville. Du coup, le douillon n’est disponible que le temps de maturité de la pomme en question, huit semaines entre fin septembre et novembre. « Ensuite, on enchaîne avec les bûches… », s’amuse Fabien Delamare. Bien sûr, on peut choisir d’autres pommes, qui tiennent à la cuisson, ou même des poires. Il est également possible de farcir la pomme de confiture de framboise, ou d’utiliser une pâte carrée plutôt que ronde. Des variations peut-être appétissantes, mais ce ne sera pas le vrai douillon d’elbeuf : pomme de saison, beurre, sucre et pâte feuilletée. Un délice aussi simple qu’efficace. Boulangerie Delamare, 53, rue Jean-Jaurès, Elbeuf La recette, avec Fabien Delamare 1 - Préparez la pâte feuilletée en découpant de grands ronds à l'emporte pièce pour "enrober" la pomme, et de petits ronds qui serviront de chapeaux 2 - Posez une pomme au trognon évidé au centre de chaque grand rond, ajoutez un petit morceau de beurre puis complétez avec du sucre 3. Refermez le douillon, coupez la pâte en trop et collez le petit couvercle avec du jaune d'œuf 4 - Enfournez les douillons à 180°C pendant 35 à 40 minutes après les avoir badigeonnés de jaune d'œuf 5 - Laissez tiédir un peu les douillons sortis du four : ils sont prêts à déguster © Alan Aubry - Métropole Rouen Normandie

Vendanges mi-figue mi-raisin à Freneuse

3 jours 18 heures ago
Les grappes sont rares mais l’ambiance est bonne dans le vignoble Saint-Expédit. Les raisins récoltés cette année dans le domaine Saint-Expédit sont des survivants ! Décimées par le gel tardif d’avril, les grappes rescapées ont vécu un été pourri, pour finir en septembre par subir les assauts des oiseaux assoiffés… On saura dans quelques mois si 2021 est un cru de qualité. Mais on sait déjà que la production sera très faible, moins de 20% de la production espérée par Édouard Capron. Malgré ces déboires climatiques, le viticulteur normand était heureux de réunir des amis et voisins de Freneuse pour les vendanges, fin septembre. Et même si les grappes étaient rares, l’ambiance était bonne dans les rangs. « Cultiver des vignes, produire du vin, c’est aussi le plaisir de se retrouver lors de ce genre d’occasions. » Édouard Capron a planté ses premiers pieds de vigne en 2016 sur le coteau de Freneuse, notamment avec le soutien financier de la Métropole Rouen Normandie. Le sol calcaire, la mince couche d’humus et l’exposition plein sud offrent normalement des conditions idéales pour un vignoble. « La grande interrogation, c’était le climat. Les fruits allaient-ils mûrir ? En fait, il s’avère que le vrai problème, c’est la sécheresse ! J’ai dû arroser les jeunes plants ! » Cette année 2021 pourrie mise à part, Édouard Capron est satisfait de la production de ses jeunes pieds. « Dès la première récolte, les fruits étaient d’une belle maturité, avec des taux de sucre excellents. Ça donne de beaux jus, des vins de qualité. J’essaie de faire le meilleur vin possible, qu’il ne ressemble à aucun un autre, qu’il ait sa personnalité. » Chaque année, il agrandit son vignoble en plantant des centaines de ceps, en choisissant les cépages en fonction de son expérience grandissante. « Je partais plutôt sur du blanc sec, car on est dans le Nord de la France. Mais le rouge est très bien, le vin doux aussi. On regarde ce que la nature nous donne, et pas ce qu’on a choisi. Il faut accepter d’être bousculé. » Alors que la viticulture est devenue son activité principale  - « le but est d’en vivre » - Édouard Capron voit d’un bon œil les initiatives récentes visant à fédérer les vignerons normands. Du vin normand, et du bon, c’est possible. Son expérience personnelle, le réchauffement climatique et même l’histoire lui donnent raison. « Franchement, à la base, il n’y a aucune raison que le vignoble champenois soit meilleur que le nôtre… Mais en Champagne ils ont réussi à mieux en tirer profit pour proposer autre chose. » Une autre chose qui a fait le tour du monde et la renommée planétaire d’une région. Et pourtant, la Normandie produisait beaucoup de vin au Moyen Âge, notamment pour abreuver la région parisienne. « En Normandie, à l’époque, on a fait le choix de cépages très productifs, sans chercher à se renouveler. On a choisi notre camp : la quantité plutôt que la qualité… Le climat s’est refroidi au 18e siècle, la Normandie n’a pas su évoluer et a disparu. » En repartant de zéro, sans complexe et avec des ambitions affirmées, des vignerons comme Édouard Capron œuvrent pour remettre la Normandie sur la carte des vins.

Chapelle Darblay : La Métropole Rouen Normandie va user de son droit de préemption

1 semaine ago
Suite à la décision d'UPM France SAS de céder le site Chapelle Darblay, La Métropole Rouen Normandie se met donc en ordre de bataille pour user de son droit de préemption, comme le permet la législation française. Le Conseil de Surveillance d’UPM France SAS se tenait ce matin, vendredi 15 octobre 2021. Le Conseil a voté la cession au groupement Samfi/Paprec du site Chapelle Darblay à Grand-Couronne. Le projet du groupement comprend une activité de tri de déchets, sans recyclage, et la mise en place d’ici trois à cinq ans d’une unité de production d'hydrogène. Les compétences et la valeur ajoutée de Chapelle en matière de recyclage papier/carton, uniques en France par leur nature et leur ampleur industrielle, seraient alors perdus. La Métropole Rouen Normandie est mobilisée depuis de nombreux mois pour sauver le site, les emplois, les savoir-faire de Chapelle Darblay. Avec une coalition de plus de 80 maires et parlementaires, de toute la France et de tous horizons politiques (Edouard Philippe, Anne Hidalgo...), les élus de la Métropole lançaient en mars un appel au Président de la République pour que l’État agisse en ce sens. Les objectifs stratégiques sont clairs : développement de l’économie circulaire, investissements pour favoriser des activités de recyclage papier/carton, préservation de l’emploi et des compétences dans ces domaines. Une offre alternative, portée par des industriels sérieux et crédibles, impliquant des investissements positifs et d’importantes créations d’emplois, a été écartée par UPM. Elle permettrait pourtant de répondre à ces objectifs stratégiques. Stratégiques pour la métropole rouennaise ; stratégiques pour la France et l’Europe. Chapelle Darblay, c’est 250 emplois directs et au moins 800 emplois indirects avant fermeture. L’usine dispose d’une puissance de recyclage de 480 000 t/an, soit le résultat du tri de 24 millions d’habitants –un tiers de la France. Elle rayonne dans un périmètre de 400 km et concerne notamment l’agglomération parisienne, Orléans, Dreux, Chartres, Le Mans, Nantes, Amiens, Rouen, Rennes, Caen, Cherbourg-en-Cotentin, Firminy, Béthune, Ardenne, Aisne, Dijon et bien d’autres villes. Chapelle Darblay est un acteur écologique de référence : sa chaudière biomasse représente 30% de la consommation régionale normande. L’usine possède une station d’épuration pouvant subvenir aux besoins de 400 000 personnes. 50 à 100 000 tonnes de papiers/cartons peuvent être transportées par voie fluviale. Pour Nicolas MAYER-ROSSIGNOL, Maire de Rouen et Président de la Métropole Rouen Normandie : « Il ne s’agit donc pas d’un enjeu local, mais national. Va-t-on se résigner à abandonner le recyclage papier/carton en France ? A exporter le papier/carton vers d’autres pays à des centaines de kilomètres, à l’enfouir ou le brûler, au mépris du coût carbone ? Alors que la France vient d’être condamnée pour ses manquements en matière de lutte contre le réchauffement climatique, veut-on, oui ou non, développer enfin l’économie circulaire et restaurer notre souveraineté industrielle nationale ? Ce gâchis serait dramatique. C’est pourquoi nous prenons nos responsabilités. La Métropole Rouen Normandie se met donc en ordre de bataille pour user de son droit de préemption, comme le permet la législation française. »

Qualité de l'air : la Métropole poursuit ses actions

1 semaine 1 jour ago
À l’occasion de la Journée Nationale de la Qualité de l’air ce jeudi 14 octobre, le point sur les actions menées par la Métropole pour améliorer la qualité de l’air sur le territoire en visant une réduction des émissions de polluants atmosphériques. À travers sa Politique Climat Air Énergie et son partenariat avec Atmo Normandie, la Métropole s’est engagée à contribuer à l’amélioration de la qualité de l’air sur son territoire et vise une réduction des émissions de polluants atmosphériques. La stratégie de la Métropole s’articule autour de trois principaux axes : - La réduction des niveaux de pollution de fond en visant les recommandations, établies en 2005, de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à l’horizon 2030, - La suppression de l’exposition des populations aux dépassements des seuils réglementaires (valeurs limites) à l’horizon 2024, - La réduction des émissions de polluants atmosphériques, dont les trois principaux polluants identifiés dans le Plan de Protection de l’Atmosphère de la vallée de Seine : le dioxyde d’azote (NO2) et les particules fines (PM10 et PM2,5). Plusieurs actions ont été déclinées en 2021 en vue de guider les politiques publiques et de développer des démarches de sciences participatives avec les citoyens.  Création d’un réseau de « nez » citoyens La Métropole et Atmo Normandie vont constituer un « réseau de nez » composé de citoyens volontaires formés à la reconnaissance des odeurs. Leur mission : noter les odeurs chroniques et apporter des informations précises sur les odeurs en cas d’événements significatifs importants. Grâce au travail de ces citoyens, il deviendra possible de caractériser les types d’odeurs (« les profils olfactifs ») auxquels le territoire est exposé, et ainsi d’aider à mieux identifier les sources. Les volontaires, en cours de recrutement, seront formés d’ici début 2022.  Expérimentation d’un atelier d’assemblage de micro-capteurs La Métropole Rouen Normandie organise, en partenariat avec Atmo Normandie, une expérimentation de micro-capteurs mesurant les concentrations de particules fines PM10 et PM2,5 ainsi que la température et l’humidité ambiantes. Le principe est de développer l'utilisation de 10 capteurs portatifs réalisés lors d'un atelier d'assemblage avec la contribution de citoyens volontaires. Cette expérimentation a pour objectifs de sensibiliser la population aux enjeux de qualité de l’air liés, selon leurs comportements et leur exposition, et de développer les sciences participatives sur ces sujets. Les ateliers d’assemblage se dérouleront dans la Mairie annexe Pasteur (11, avenue Pasteur, 76000 Rouen – salle Micheline-Ostermeyer) en deux sessions successives de dix citoyens maximum. Session n°1 :  16 octobre de 14h à 18h (réalisation de l'atelier)  6 novembre de 9h à 11h (présentation des résultats) Session n°2 :  13 novembre de 14h à 18h (réalisation de l'atelier)  27 novembre de 14h à 16h (présentation des résultats) Suite à l'atelier, chaque participant aura la possibilité de tester un micro-capteur dans son quotidien pendant une semaine, au terme de laquelle celui-ci sera restitué à Atmo Normandie qui analysera les mesures et présentera les résultats le 6 novembre pour le premier groupe, et le 27 novembre pour le second. Inscription aux ateliers   Déploiement d’un réseau de micro-capteurs fixes Un réseau de micro-capteurs fixes installés sur les feux et éclairages publics va être déployé progressivement au cours des mois à venir. Dix capteurs seront ainsi installés entre fin novembre et début décembre et si les tests sont concluants, vingt capteurs supplémentaires seront installés au printemps 2022. La création de ce réseau complémentaire est réalisée dans le cadre du projet TIGA Rouen mobilités intelligentes pour tous. Il permettra de renforcer les modélisations d’Atmo Normandie sur le territoire de la Métropole, via l’analyse statistique des données. Expérimentation de capteurs à pollens La Métropole Rouen Normandie, en partenariat avec Atmo Normandie, soutient la société LIFY AIR pour une expérimentation, sur une durée d’un an, d’une solution comprenant un réseau de capteurs innovants, dont le but est de pouvoir informer les populations allergiques aux pollens d’un potentiel risque sur le territoire, en fournissant une information géolocalisée et en temps réel sur la présence de pollens. Dix capteurs seront installés d’ici la fin de l’année pour anticiper la prochaine saison pollinique. Incub’air : des projets innovants sur le territoire de la Métropole en faveur de la qualité de l’air Afin de faire émerger des solutions en faveur de la qualité de l’air, y compris sur les odeurs, Atmo Normandie a créé Incub’air dédié à l’incubation et à la diffusion de solutions innovantes et au développement de formations pour le grand public et les professionnels. La Métropole souhaite contribuer au développement d’Incub’air pour continuer à proposer et structurer des expérimentations et des partenariats d’innovations sur son territoire.   L’amélioration des connaissances locales sur la qualité de l’air Réalisation de la carte diagnostic de l’air (2020) Une cartographie unique des concentrations moyennes annuelles de trois polluants (NO2, PM10 et PM2,5) sur une période de 5 ans (2014 à 2018) a été réalisée par Atmo Normandie fin 2020. Véritable outil d’aide à la décision pour les politiques publiques, cette carte s’appuie sur les valeurs guides de l’OMS de 2005 et des valeurs limites de l’Union Européenne. Elle illustre les enjeux territoriaux de qualité de l’air et d’exposition de la population à la pollution atmosphérique. Carte diagnostic de l'air - Moyenne annuelle Métropole Rouen Normandie   Étude du GIEC LOCAL sur les interactions air/climat Le GIEC LOCAL est un comité d’experts locaux et indépendants sur l’évolution du climat, créé en 2018 lors de la COP 21 locale, qui a pour mission de fournir un état des lieux des impacts locaux du changement climatique en vue de contribuer à la politique d’adaptation du territoire. Six synthèses ont déjà été publiées dans plusieurs domaines, et notamment sur la qualité de l’air. Le rôle joué par le climat sur la qualité de l’air demeure complexe en raison de la variabilité des facteurs météorologiques et des actions visant à réduire les émissions de polluants atmosphériques et de gaz à effet de serre. La qualité de l’air de la Métropole s’améliore depuis une dizaine d’années bien que des épisodes de pollution se produisent ponctuellement. Les particules fines (PM10 et PM2,5) et le dioxyde d’azote (NO2) représentent encore un enjeu de qualité de l’air en zone urbaine et péri-urbaine, notamment près des axes routiers. L’ozone (O3) en période estivale est aussi un enjeu. L’augmentation des émissions mondiales de méthane impactera probablement la qualité de l’air en Europe, et donc celle de la région rouennaise, le méthane étant un gaz précurseur de l’ozone. En outre, des températures et une concentration en CO2 plus élevées pourraient favoriser la production et la libération de pollens et d’allergènes dans l’air, ainsi que l’implantation d’espèces très allergisantes comme l’ambroisie, déjà repérée dans certaines communes de la Métropole. Ces perspectives induisent un risque d’allergie plus important pour les habitants. Au-delà du risque encore aujourd’hui mal connu de l’impact du réchauffement climatique sur la qualité de l’air, avec probablement une dégradation de celle-ci, il faudra constamment rechercher dans les mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre celles qui seront les plus bénéfiques pour la qualité de l’air.

Sport féminin : la Métropole accentue son soutien

1 semaine 3 jours ago
La Métropole met en place dès cette saison 2021-2022 plusieurs initiatives pour soutenir le sport féminin. Renforcement du soutien au sport féminin de haut niveau Jusqu’à présent, seule l’équipe féminine du Rouen Handball (Nationale 1) bénéficiait d’un soutien hors règlement d’aide. Afin d’assurer une meilleure équité entre équipes féminines et masculines financées dans le cadre des disciplines sportives d’intérêt métropolitain, la liste des équipes soutenues sera élargie dès cette saison 2021-2022 au GCO Bihorel Basket (Nationale 3), à l’ALCL Grand Quevilly Tennis de table (Pro Dames), à l’Entente Saint-Pierraise Tennis de table (Pro Dames) et à l’Association de rugby Valkyries (Élite 2). La Métropole soutiendra chacune de ces équipes pour les trois saisons sportives 2021-2022, 2022-2023 et 2023-2024, dans le cadre de conventions triennales, dans les conditions suivantes : soutien la première année dans la proportion de 35% du budget de l’équipe, de 40% la deuxième saison et de 50% la troisième saison. Par comparaison, le soutien de la Métropole aux équipes masculines qui évoluent au plus haut niveau dans ces mêmes disciplines représente en moyenne 25% du budget annuel des équipes concernées. Proportionnellement au budget des clubs, l’accompagnement financier de la Métropole au sport féminin sera ainsi dès la saison 2023-2024 deux fois plus important que pour le sport masculin. Pour la saison 2021-2022, le soutien financier de la Métropole, versé sous forme de subvention, sera le suivant : GCO Bihorel Basket : 49 000 euros (budget de l’équipe : 140 000 euros) ALCL Grand Quevilly Tennis de table : 31 150 euros (budget de l’équipe : 89 000 euros) Entente Saint-Pierraise Tennis de table : 45 150 euros (budget de l’équipe : 128 950 euros) Rouen Handball : 118 650 euros (budget de l’équipe : 339 000 euros) Association de rugby Valkyries : 62 825 euros (budget de l’équipe : 179 500 euros) Contribution des clubs professionnels au développement du sport féminin dans le cadre des missions d’intérêt général (MIG) Les quatre clubs sportifs professionnels de la Métropole évoluant dans des équipements métropolitains dédiés au sport de haut niveau (Quevilly Rouen Métropole en football, Rouen Normandie Rugby, Rouen Métropole Basket, Rouen Hockey Élite) sont soutenus chaque année par la Métropole dans le cadre de programmes de missions d’intérêt général. Un programme de ce genre est également en réflexion avec le Football Club de Rouen pour la saison 2021-2022. Dans le cadre des conventions récemment signées avec les clubs, ces derniers s’engagent à mettre en œuvre dès la saison 2021-2022 des actions s’inscrivant dans la dimension solidaire que la Métropole entend développer pour sa politique sportive. Il s’agit notamment de favoriser une plus grande pratique sportive pour les tranches d’âge les plus jeunes de la population féminine. Accueil de manifestations sportives féminines de référence sur le territoire La lutte contre les inégalités femmes-hommes en matière sportive repose également sur un meilleur équilibre dans l’accueil de grandes compétitions. Du 29 octobre au 6 novembre 2022, un tournoi de tennis international féminin se déroulera au palais des sports Kindarena. Il s’agira d’un événement sportif féminin international de très haut niveau. Il participera de façon significative au rayonnement national et international du sport féminin de haut niveau et du territoire de la Métropole Rouen Normandie. Lancement d’une concertation pour renommer deux salles du Kindarena La Métropole souhaite donner de la visibilité aux femmes qui ont marqué l’histoire du sport. Elle récemment dénommé les deux patinoires de l’Île Lacroix en mettant en avant deux figures sportives dont la contribution et l’investissement en faveur des sports de glace est particulièrement marquant : Nathalie Péchalat, née à Rouen, grande figure de la danse sur glace et actuelle présidente de la Fédération Française des Sports de Glace, et Édith Ballester, qui a œuvré pour développer cette discipline et sa médiatisation en créant notamment la French Cup, événement international majeur de danse sur glace. La Métropole souhaite mettre en avant d’autres sportives en dénommant les deux salles sportives du palais des sports Kindarena, que l’on appelle actuellement salle 6 000 et salle 1 000 en raison de leur capacité d’accueil maximum. Dès octobre, les habitants de la Métropole seront consultés pour donner leur avis sur la nouvelle dénomination qui rendra hommage à deux figures féminines françaises à forte notoriété et au parcours remarquable.  

La Métropole s’engage pour une alimentation locale, durable et de qualité

1 semaine 4 jours ago
Dans le cadre de sa politique d’éducation à l’environnement et de son futur Plan d’Accompagnement des Changements de la Transition Écologique (PACTE), la Métropole Rouen Normandie s’est engagée à mener des actions de sensibilisation et d’éducation à l’environnement et au jardinage durable. L’appel à projets « Métropole Nourricière » vise à accompagner les porteurs de projets de jardins partagés et espaces nourriciers, conformément aux objectifs de son Projet Alimentaire Territorial (PAT) lancé en 2019, notamment le développement de l’autoproduction de produits alimentaires de qualité, accessible pour tous, dans l’optique de contribuer à la résilience alimentaire du territoire par la mobilisation des citoyens et l’éducation à l’environnement. L’appel à projets Métropole Nourricière a été lancé par la Métropole en juillet 2021 et s’est clôturé, pour sa première phase, le 8 septembre. Une future phase devrait ouvrir au printemps 2022. 42 dossiers de candidature ont été déposés et 33 lauréats ont été désignés. 27 d’entre eux vont bénéficier d’une subvention d’aide à l’investissement pour la création ou le développement d’espaces nourriciers (jardins partagés, verger, forêts comestibles) pour un montant totale d’aide maximum de 157 000 €. Tous seront accompagnés (accompagnement technique, pédagogique, animation) par la Métropole ou Le Champ des Possibles (pour les projets situés en Quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) ou visant des publics fragilisés ou en situation de précarité alimentaire) ou encore par la prise en charge directe de prestations par la Métropole. Parmi les projets lauréats : 9 sont portés par des communes : Petit-Couronne, Malaunay (2 projets), Saint-Pierre-lès-Elbeuf, Amfreville-la-Mivoie, Roncherolles-sur-le-Vivier, Cléon, Sotteville-lès-Rouen (2 projets). 3 sont portés par des bailleurs sociaux : LogéoSeine, Habitat 76 et le Foyer Stéphanais, respectivement à Darnétal, Saint-Étienne-du-Rouvray et Cléon. 3 sont portés par des structures sociales : CCAS de Saint-Pierre-lès-Elbeuf, CCAS d'Oissel et Résidence sociale Séraphine (Rouen). 16 par des associations du territoire : Graines de Luciline, Vert de terre, Potager collectif du Courtil, Jardins Part'Age, Verger du Vallon, 1001 saveurs, Le potager partagé de Gouy, Les Bleues de la Friche, A-D-H (Association de défense de l'environnement et de la qualité de la vie à Hénouville), Revevolutionair, De la terre au bec, Incroyables comestibles, Terre et raison, Champ des possibles, Jardins partagés de Saint-Martin-de Boscherville et Les jardins du Kaléidoscope. Ainsi qu’un par l’établissement d’enseignement Institut Polytechnique UniLaSalle et un par la société Wereldhave Management France pour le Centre Commercial Docks 76.   Tous types de porteurs de projets confondus, 10 projets sont situés en Quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV) sur les communes de Darnétal, Cléon, Saint-Étienne-du-Rouvray, Rouen, Oissel et Bihorel. Les projets lauréats illustrent bien la diversité des possibilités en matière de développement d’espaces nourriciers, listées dans le cahier des charges. Par exemple : À plus ou moins grande échelle, tous intègrent un potager. 3 projets de vergers sont également lauréats, à Rouen, Malaunay et Roncherolles-sur-le-Vivier. 1 association propose le développement d’une forêt comestible. 2 projets visent l’approvisionnement en circuit court d’une cantine, AMAP, épicerie sociale ou association de lutte contre la précarité. 1 projet vise à participer à une production alimentaire locale dans un espace inutilisé.   La répartition des lauréats sur le territoire est également intéressante, avec des projets en milieu très urbain comme en périphérie ou en zone rurale, dans des grandes et petites communes comme en témoigne la carte ci-dessous.  

Lola, 15 ans, rêve de Formule 1

1 semaine 6 jours ago
Passionnée de vitesse et de pilotage, Lola Lovinfosse, 15 ans, brille sur les circuits et rêve de Formule 1. Pour Lola Lovinfosse, la Formule 1 est déjà plus qu'un rêve : un objectif. À seulement 15 ans, l’adolescente originaire des Authieux-sur-le-Port-Saint-Ouen fait preuve d’une détermination et d’une maturité étonnantes. Son plan de carrière est défini. Elle a d'abord brillé en karting, elle pilote depuis début 2021 en Formule 4 au sein d’une écurie espagnole, elle prévoit d’intégrer les W Series (championnat du monde féminin) dans les deux ans, et après… la F1 ! Discipline mixte, la course automobile fait une – petite – place aux femmes, mais aucune n’est encore parvenue à être réellement compétitive au plus haut niveau. Lola ambitionne d’être celle-là. En tout cas, elle ne craint pas la rivalité, peu importe le genre de ses concurrents. « J’aime la vitesse, l’adrénaline et la compétition, et encore plus la compétition contre des garçons ! » C’est d’ailleurs grâce à deux « garçons » qu’elle a débuté en karting, à 9 ans. « Mon père pilotait plus jeune. Il s’était promis d’avoir un fils pilote. Mon frère a donc débuté très tôt. » Elle, c’était la danse. « Sauf que mon frère a arrêté, et j’ai pris la suite. J’ai tout de suite compris que c’était fait pour moi ! » Lola a rapidement fait ses preuves, jusqu’à intégrer le sport-études du Mans à 11 ans. Déjà la seule fille. Maintenant en F4, au volant d’un bolide qui monte à 230 km/h (contre 140 pour un kart), Lola met tous les atouts de son côté : coach sportif, alimentation, récupération… « Il faut être en pleine forme. C’est très exigeant physiquement et mentalement. Les compétitions durent du jeudi au dimanche. » Une future championne à suivre…  

Éteins la lumière !

2 semaines ago
Samedi 9 octobre, éteignez la lumière et redécouvrez le ciel étoilé. L’opération nationale « Le Jour de la nuit » sensibilise le public à la pollution lumineuse et ses conséquences sur la biodiversité. Éteindre la lumière pour admirer les étoiles. C’est le principe de l’événement « Le Jour de la Nuit » organisé le samedi 9 octobre, qui célèbre la nuit noire partout en France. Cette opération annuelle sensibilise à la pollution lumineuse - éclairage des villes et panneaux publicitaires - la protection de la biodiversité nocturne et du ciel étoilé. La multiplication des points lumineux provoque de nombreuses perturbations pour la faune et la flore. L’éclairage artificiel affecte ainsi le rythme biologique des espèces qui perdent leurs repères entre le jour et la nuit mais aussi par rapport aux saisons. Il perturbe le cycle de reproduction des animaux, désoriente les oiseaux et les chauves- souris. La pollution lumineuse a également des conséquences sur la croissance et la floraison des plantes. L’éclairage artificiel nuit à la photosynthèse, retardant la chute des feuilles, perturbant la germination et empêchant la pollinisation nocturne des plantes par les papillons de nuit. Des animations dans les communes Des animations Mon P’tit Atelier de la COP 21 sont programmées le 9 octobre : un conte Un voyage en Afrique , une sophro balade nocturne à Mont-Saint-Aignan devant l’Espace Marc-Sangnier et une balade nocturne à Roncherolles-sur-le-Vivier. Plusieurs communes du territoire profitent de la démarche pour s’engager à mieux maîtriser l’éclairage public et expérimenter l’extinction de tout ou partie des lumières la nuit, tout au long de l’année. Infos et réservations

Deux jours pour fêter l'agriculture urbaine

2 semaines 1 jour ago
À l’occasion des 4 saisons du Parc et des 48h de l’agriculture urbaine, les samedi 9 et dimanche 10 octobre, profitez de nombreuses animations au Parc naturel urbain du Champ des Bruyères et à la ferme de Repainville. L'agriculture urbaine et le jardinage sont à l’honneur les samedi 9 et dimanche 10 octobre, au Parc naturel urbain du Champ des Bruyères à Saint-Étienne-du-Rouvray / Sotteville-lès-Rouen et à la Ferme de Repainville à Rouen. Cet événement est l’occasion de montrer que la pratique du jardinage et la culture des légumes sont accessibles à tous, petits et grands, pour bénéficier d’une alimentation saine et pour le plaisir de se connecter à la nature. De nombreuses animations gratuites, notamment organisées par les associations Le Champ des Possibles et Triticum, sont prévues pendant ces deux jours. Réservez vos animations Programme du samedi 9 et dimanche 10 octobre

Ma Métropole dans ma poche

2 semaines 1 jour ago
Pour améliorer votre vie quotidienne, la Métropole Rouen Normandie rend l’information et les services publics plus accessibles. Installez l’application Rouen Métropole dans ma poche sur votre téléphone. Cherchez Rouen Métropole dans ma poche, dans votre appstore, sur iPhone ou Android. Et vous voilà avec une application qui va vite vous devenir indispensable. Jour après jour, elle va vous accompagner, en vous proposant l’actualité de la Métropole et celle de votre commune, mais aussi l’agenda des événements culturels. L’application fait le lien avec les concertations organisées par la Métropole, avec les initiatives en faveur du climat. Ensuite, à vous de personnaliser vos choix. Le trafic routier ? Un clic. Vos itinéraires ? Un clic. La station de vélo Cyclic la plus proche ? L’horaire du prochain bus ? Les concerts programmés au Zenith ? Les expositions des musées ? Le tri des déchets ? Votre facture d’eau ? Les offres d’emploi ? La qualité de l’air ? Tout est dans votre main. Selon les services que vous utilisez le plus régulièrement, vous pouvez réorganiser la page d’accueil de votre appli pour gagner encore plus de temps et aller à l’essentiel. Grâce à la géolocalisation, vous avez directement accès aux équipements culturels les plus proches de vous (ou les services publics, ou les lieux permettant de pratiquer le sport). Résolument pratique, l’appli Rouen Métropole dans ma poche vous donne même accès à la liste des toilettes publiques les plus proches. Et ce n’est pas fini : vous trouverez bien d’autres informations dans l’appli : les bornes de recharges électriques, les dates et lieux de distribution des sacs de collecte, les emplacements des parkings relais. Ma Métropole dans ma poche est une vraie mine d’or ! Appstore Rouen Métropole dans ma poche Android Rouen Métropole dans ma poche

Une promenade à l'écoute des oiseaux

2 semaines 2 jours ago
Partez en balade avec les oiseaux, au Parc des Bruyères, les samedi 9 et dimanche 10 octobre, de 8h30 à 10h30. Tendez l’oreille. Les oiseaux chantent, sifflent, piaillent, roucoulent et jacassent... Pour mieux les connaître, la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO Normandie) propose une balade ornithologique, au Parc des Bruyères, les samedi 9 et dimanche 10 octobre, de 8h30 à 10h30. "Pendant deux heures, la sortie consiste à arpenter le parc pour observer les oiseaux communs des villes et parcs. Vous serez équipés de jumelles prêtées par la LPO", explique Quentier Gantier, animateur de l'association. "Il y a une trentaine d'espèces : pigeon, merle, moineau, étourneau, corneille noire, pie bavarde, mésange bleue, mésange charbonnière, pinson des arbres... Ils sont tous reconnaissables. Le pigeon ramier est familier des parcs et des jardins. Il a une tache blanche qui orne la base de son cou. Il se distingue du pigeon colombin, plus rare et craintif. Quant à la mésange charbonnière, elle a un ventre jaune très voyant... Avec un peu de chance, vous pouvez même apercevoir des oiseaux migrateurs un peu plus rares." À l'occasion de l'événement "4 saisons au Parc", cette balade permet d'écouter les oiseaux pour apprendre à les identifier grâce à leur chant. "Les merles et rouges-gorges sont ceux qu'on entend le plus en Normandie. La promenade est aussi un moment d'échange avec le public pour rappeler l'importance de la biodiversité". Infos pratiques et inscriptions auprès de la LPO Normandie par téléphone au 07.88.60.90.67. ou par email : animations.normandie@lpo.fr  Programme complet Les 4 saisons au Parc

Les boss des maths

2 semaines 2 jours ago
Quatre lycéens rouennais et elbeuvien ont remporté la finale nationale du Tournoi français des jeunes mathématiciens. Ils préparent le Championnat du monde en Géorgie. Achille de Ridder, Louis-Max Harter, Maxime Quille et Émile Fourcin partagent la même passion, celle des chiffres. Ils ont remporté la finale du Tournoi français des Jeunes Mathématiciennes et Mathématiciens (TFJM2) en mai dernier. Émile était élève en terminale au lycée Fénelon à Elbeuf et les trois autres en terminale au lycée Blaise-Pascal à Rouen. « On avait déjà participé à des concours de mathématiques. L’originalité de ce tournoi est qu’il propose de réfléchir à des problèmes qui n’ont pas encore de solution. C’est beaucoup plus motivant ! » explique Achille. « Nous avons eu trois mois pour réfléchir à cinq problèmes. Lors des trois jours du tournoi, les équipes, de chaque région, se sont rencontrées pour présenter et débattre de leurs solutions devant un jury. » Les lycéens de la Métropole ont réussi brillamment le tournoi, puisqu’ils sont classés premiers, avec dix points d’avance sur leurs concurrents. « On est assez fiers car on était en compétition avec des élèves du prestigieux lycée Henri-IV à Paris. » Le tournoi, réservé aux lycéens de première et terminale, s’inspire de la recherche en mathématiques. « Les maths au lycée, cela reste assez classique, avec des exercices à résoudre. On préférait une épreuve faisant appel au raisonnement et à la créativité. Le jury attend de nous la compréhension du problème, de la réflexion et une démonstration. » Les jeunes champions sont complémentaires : Louis-Max est bon en informatique, Achille en géométrie, Maxime en arithmétique et Émile est un bon orateur. C’est en équipe qu’ils ont préparé le championnat international, qui se déroule du 6 au 17 octobre, en Géorgie, en Europe de l’Est. Trois des quatre prodiges sont actuellement en classe préparatoire au lycée Pierre-Corneille à Rouen (le quatrième est à Tours). Leur avenir est déjà tout tracé. Ils souhaitent devenir chercheurs en mathématiques ou en physique. Plus d'infos

Première édition du Festival des Droits Humains de Rouen les 8 et 9 octobre 2021

2 semaines 3 jours ago
L’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), NEOMA Business School et la Métropole Rouen Normandie lancent la première édition du Festival des Droits Humains de Rouen. Destinée au grand public de la Métropole de Rouen et d’ailleurs, mais aussi aux lycéens et aux étudiants, cette manifestation rassemblera une quinzaine de conférenciers autour de quatre tables rondes thématiques dédiées aux enjeux et aux défis pour les Droits Humains. Cet événement s’inscrit dans le cadre du partenariat qui lie l’IRIS et NEOMA Business School et se tiendra sur le campus de l’École situé à Mont-Saint-Aignan. Voilà quatre ans que Delphine Manceau dirige Neoma Business School. Elle reçoit dans son bureau, au premier étage du château qui sert de siège à l’école, au cœur du campus de Mont-Saint-Aignan, vue plongeante sur le parc. Elle n’y passe qu’une partie de son temps : Neoma, c’est aussi un campus à Reims, et un autre à Paris. Spécialiste du marketing et de l’innovation, elle entend ouvrir les étudiants de l’école aux sciences humaines et sociales : « on essaie de dire clairement que les choix sont difficiles. On le voit sur les énergies par exemple, savoir quelle est la bonne solution, ce n’est pas évident. Être dirigeant d’entreprise, c’est être confronté à ces enjeux sociaux, sociétaux, environnementaux... » Pour Delphine Manceau, l’innovation du moment, c’est donc le premier Festival des droits humains, que Neoma monte avec l’IRIS, l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques. "Dans un monde globalisé, les questions du respect des droits humains et des libertés individuelles représentent des sujets majeurs, notamment pour les dirigeants d’entreprises que nous formons", explique-t-elle. Au programme du festival qui se tiendra les 8 et 9 octobre sur le campus de Neoma, des tables rondes et des têtes d'affiche dont Rony Brauman, médecin, ancien président de Médecins sans frontières, Nathalie Godard, directrice de l’Action d’Amnesty International France, Jean-François Delfraissy - président du Conseil scientifique Covid-19. Le festival où seront accueillies de nombreuses ONG est ouvert à toutes et tous, sur inscription. Programme détaillé et inscription sur www.iris-france.org

"Les Français ont envie d'un projet de société"

2 semaines 4 jours ago
Organisée en partenariat avec le quotidien Le Monde, la dernière table ronde du Forum de la Résilience de Rouen se tient ce mardi à 18h30 au 106, à Rouen, sur le thème "La ville, la nature, le vivant : imaginer aujourd'hui la ville résiliente de demain?". Auteur d'essais remarqués, David Djaïz y participe. Entretien. C’est quoi le rôle d’un intellectuel à notre époque ? Pouvez-vous encore être audible ? David Djaïz : Aujourd’hui le débat public est devenu cacophonique et hystérique. On n’arrive plus à s’entendre et on n’arrive même plus à se mettre d’accord sur des faits. La responsabilité d’un intellectuel est d’abord d’essayer de contribuer à éclairer les débats, à parvenir à un débat public apaisé et informé. Ce travail, je le conçois comme essayer d’aller chercher ce qui se fait de mieux dans les sciences – les sciences sociales et les sciences humaines en ce qui me concerne -, pour mettre ces éléments en forme dans un discours accessible au grand public. Voilà la réflexion qui est la mienne. Je trouve que ça se prête vraiment bien à une réflexion sur un nouveau modèle de société. Changement climatique, terrorisme, violence, immigration… On a l’impression que la société française ne fait que réagir face aux drames et catastrophes, mais qu’elle est incapable de se réunir autour de valeurs positives. A-t-on besoin d’un électrochoc pour nous rassembler ? David Djaïz : C’est une question qu’on me pose souvent. J’espère qu’on n’a pas besoin d’une guerre. On est en paix depuis 1962 et je souhaite qu’on le reste. Mais le changement climatique, le vieillissement démographique, la mondialisation avec ses crises, ce sont des chocs qui peuvent être graves, mais qui peuvent constituer le matériau d’un redressement collectif. Il faut s’appuyer sur les catastrophes, pas pour se complaire, mais plutôt pour en faire le levier d’Archimède d’un nouveau modèle collectif. Un exemple : le vieillissement de la population. C’est inexorable. La population vieillit. Si on le prend comme une calamité, on ne va pas s’en sortir, alors que ça peut être une formidable opportunité pour réinventer les liens sociaux, l’urbanisme, pour créer de la richesse, des emplois. Voyez le quartier intergénérationnel de Saint-Apolinaire en banlieue de Dijon, les résidences services seniors, les colocations entre personnes âgées et étudiants. Voilà de nouveaux usages, de nouvelles façons de créer du lien. Il faut s’emparer de ces transitions et en faire le métal du nouveau modèle de société que j’appelle de mes vœux. Pourquoi est-on si pessimistes en France, autant ou presque que les Irakiens ? David Djaïz : Attention, on est pessimistes sur la vie collective. Car le niveau de satisfaction individuelle en France est plutôt bon. Il y a un art de vivre à la française, des relations amicales, de voisinage. Ce n’est pas le niveau du Danemark et des autres pays scandinaves, mais c’est plutôt positif. Là où ça pèche complètement, c’est pour tout ce qui touche à la vie commune. On avait inventé une civilisation républicaine très particulière qui s’est consolidée par vagues. On a eu la Troisième République, que j’appelle la « république politique », constituée après la défaite de 1870, avec les grandes lois de liberté, d’instruction publique dans les campagnes… Il y a eu ensuite la république économique et sociale après 1945 (Sécurité Sociale, réindustrialisation du pays) qui est le point de départ de mon livre. Mais tout ça s’est décomposé parce que les dynamiques libérales de la mondialisation (l’individu et le marché plutôt que la société et la puissance publique) ont été défavorables à notre modèle républicain. Aujourd’hui, il est temps de réinventer une synthèse républicaine, qui ne réactive pas les vieilles oppositions marché/état, ruralité/métropoles, mais qui au contraire essaie de constituer des synergies et des coalitions. Je crois beaucoup à l’alliance des territoires, entre territoires ruraux et métropoles, à l’alliance des acteurs privés et des acteurs publics. Je suis dans la lignée de ces synthèses républicaines qui sont des synthèses pragmatiques, des compromis entre des forces politiques et sociales. 1945, c’est une synthèse entre les communistes et les gaullistes. C’est le développement industriel, les grands programmes technologiques qui assurent la grandeur de la France, en échange de la Sécurité Sociale, des comités d’entreprise, des droits sociaux… C’est cette synthèse qu’on a un peu perdue. C’est ce qu’il faut qu’on retrouve, mais on ne peut pas réactiver la synthèse de 1945 parce que le monde a changé. Il faut qu’on le fasse avec les défis qui sont ceux de notre temps. Vous attendez une plus grande implication, un plus grand investissement de l’État, mais aussi des collectivités territoriales. En revanche, vous n’évoquez pas l’Europe… David Djaïz : On me fait cette réflexion sur l’Europe à chaque fois que j’écris un texte ! Après la défaite de la France face à la Prusse en 1870, Ernest Renan a écrit « La réforme intellectuelle et morale », texte dans lequel il essaie de comprendre les raisons de la défaite. Il cite notamment l’insuffisance de l’éducation, de l’instruction civique, dans les campagnes en particulier. Selon lui, un grand effort national doit s’ouvrir pour la France, effort qui ne pourra être conduit que si on le fait en introspection sur nous-mêmes pendant quelques années. Je crois que nous sommes parvenus à un point un peu similaire aujourd’hui : nous sommes tellement incertains de nous-mêmes, de ce que nous allons devenir, de notre sens et de notre identité collective, qu’avant de parler d’Europe, du sens de l’Europe, il faut d’abord se demander ce qu’est le sens de la France. Ce qui ne veut pas dire que l’Europe n’est pas nécessaire dans le monde de crises dans lequel nous vivons, mais nous ne pourrons aborder la question européenne sereinement que lorsque nous saurons déjà nous-mêmes ce que nous voulons. La France, avec ses atouts (son territoire, sa culture, son histoire commune…) peut-elle s’en sortir seule ? David Djaïz : Je ne crois pas que nous puissions nous en sortir seuls. On est à l’heure des crises planétaires. La catastrophe écologique, ce n’est pas la France, qui représente 1% des émissions de gaz à effet de serre, qui va la résoudre seule ! C’est pareil pour la mondialisation des échanges, des informations. Mais le levier national reste important. Je crois beaucoup aux coalitions d’états, d’acteurs. S’il y a un leadership français dans la transition écologique comme on l’a vu lors de l’Accord de Paris en 2015, s’il y a une volonté de construire une économie du bien-être qui ne soit pas une économie prédatrice chinoise ou américaine, ça peut avoir un effet d’entraînement sur d’autres, et on peut arriver à construire des coalitions internationales. Ne sous-estimons pas l’impact des états-nations. La campagne présidentielle qui débute ne va-t-elle pas à l’inverse des réformes et évolutions que vous proposez : un Président de la République se consacrant au temps long et aux intérêts vitaux de la Nation, une réforme du Parlement… David Djaïz : Pour le moment, il n’y a aucun débat. On est dans la course des petits chevaux. C’est « ma bobine », « moi », « ma candidature », mais cette question institutionnelle est fondamentale. Je ne suis pas un fétichiste des institutions mais je constate la perte complète du temps long dans nos institutions. Or nous sommes à un carrefour de notre histoire et on a besoin de pouvoir fabriquer de larges compromis sur le temps long, sur les sujets de transition écologique, de vieillissement, de numérique, d’aménagement du territoire, de réindustrialisation, de l’école. Ces compromis, aujourd’hui on ne peut plus les faire parce que nous avons un système politique devenu beaucoup trop conflictuel, qui privilégie le clivage pour le clivage. Alors le conflit, ce n’est pas une mauvaise chose en démocratie, surtout quand on a des partis avec des idées, des projets qui s’affrontent. Mais il n’y a même plus de projets, il n’y a même plus de partis. Ce n’est que de l’agressivité sans objet. On a vraiment besoin de pouvoir s’opposer sereinement et respectueusement, et de pouvoir trouver des compromis sur des sujets dont on juge qu’ils sont d’intérêt vital pour la Nation. C’est pour ça que je propose de revenir à l’épure de la 5e République avec un Président de la République arbitre, qui prenne de la hauteur par rapport au temps quotidien du Gouvernement, mais un Président qui ne soit pas non plus un inaugurateur de chrysanthèmes. Il faut qu’il soit en charge des grands chantiers d’intérêt national. Et que le Premier Ministre gouverne réellement. Le Président aujourd’hui n’est pas un « hyperprésident » contrairement à ce qu’on prétend souvent. C’est un « hyper Premier Ministre ». C’est quelqu’un qui est enchaîné au temps quotidien, aux polémiques, la cible de toutes les demandes, de toutes les contestations. On a vu au moment de la crise des Gilets jaunes que les gens s’adressaient directement au Président de la République, sans médiation. Il faut aussi qu’on se dote d’un élément de planification. Que toutes les forces vives de la société puissent se parler des grands sujets d’avenir et construire ensemble des compromis et s’engager sur un effort d’investissement qui soit à la hauteur, à la fois par le public et par le privé. Vous apportez des idées, proposez des réformes, mais ne vous engagez pas politiquement… David Djaïz : Je ne suis pas dans une démarche politique. J’essaie d’apporter des idées et d’éclairer le débat public, modestement. Les Français ont envie de projets de société, de réfléchir au sens de leur pays, de notre avenir commun. Ce texte, je le conçois comme une contribution d’intérêt général. Ce n’est pas de droite, ce n’est pas de gauche, ce n’est pas libéral, ce n’est pas socialiste, pas nationaliste. C’est un texte de bonne foi sur ce que pourrait être un modèle de société commun. Et pour qu’il soit commun, il faut qu’il soit le résultat d’un compromis, entre l’État, les entreprises, la société. Un modèle est toujours le fruit d’un compromis. Dans une société, et c’est normal, il y a des intérêts divergents, des conflits parfois – et ce n’est pas forcément une mauvaise chose – mais une société qui se projette, c’est une société qui s’est donné un sol commun. Aujourd’hui, l’Allemagne, le Danemark, la Corée du Sud, ont ce sol commun. La France, le sol s’est un peu dérobé sous ses pieds… David Djaïz, Le nouveau modèle français, chez Allary Éditions. 240 pages. 19,90 euros.

Les villes face aux catastrophes : vers la résilience

2 semaines 4 jours ago
Aziza Akhmouch est Cheffe de la division « Villes, Politiques Urbaines et Développement durable » à l’OCDE. Elle intervient lors du Forum de la Résilience, à Rouen, lundi 4 octobre 2021. Interview. Qu’est-ce qu’une ville résiliente ? Une ville résiliente est une ville capable de faire face aux chocs en tous genres, depuis la catastrophe naturelle jusqu’à la cyberattaque ou la crise sanitaire, en passant par l’accident nucléaire ou industriel, et le terrorisme. La résilience, c’est le processus par lequel, avec une action publique agile, efficace, qui repose sur l’intelligence collective, on arrive à mieux se préparer aux crises et incertitudes à venir, dont on sait qu’elles seront plus fréquentes, systémiques, et concomitantes. En ce sens, la résilience des villes ne relève pas uniquement d’infrastructures physiques ou de solutions techniques, mais participe surtout d’une gouvernance flexible et adaptive capable d’améliorer la ville de demain afin qu’elle soit verte, inclusive, et intelligente. Une ville résiliente doit être avant tout une ville « choisie » et non « subie » à l’aune des grandes transformations de nos sociétés que sont le dérèglement climatique, la mondialisation et le mécontentement qu’elle suscite, les pressions démographiques et la révolution numérique. On doit donc s’y installer parce qu’on estime y avoir une meilleure qualité de vie, et pas uniquement parce qu’on doit y travailler. Quel exemple pouvez-vous donner de ville qui serait résiliente ? La question est très difficile dans la mesure où les critères d’évaluation de la résilience sont multidimensionnels. Il y a donc autant d’exemples de bonnes pratiques dans les villes que de facettes à la résilience. Si l’on s’intéresse aux inondations ou aux tsunamis, des villes comme Tokyo ou Yokohama excellent en matière de prévention et de gestion des catastrophes naturelles grâce aux leçons tirées des expériences passées. La ville de Hambourg a fait preuve d’une grande résilience face à l’afflux massif de réfugiés depuis 2015 en ayant recours à la législation pour loger les réfugiés dans des conditions décentes, tout en favorisant la coordination pour réduire les formalités administratives et accélérer la prise de décision. Après l’ouragan Sandy, qui a fait plus d’une centaine de morts et 60 milliards de dollars de dégâts, le  grand appel à projets du programme Rebuild by Design mis en place à New York reposait sur l’idée qu’une ville résiliente ne se construit pas à distance, mais en collaboration étroite avec ses habitants, ses décideurs, ses professionnels. Cette démarche de co-création a inspiré de nombreuses villes dans le monde, car chaque cité est différente, et ceux qui la pratiquent au quotidien sont ceux qui la connaissent le mieux. Est-ce qu’on est condamné à attendre que la catastrophe arrive pour se demander comment la gérer ? Les niveaux de conscientisation sont certes souvent plus élevés dans les villes qui ont subi des chocs ; mais cela ne veut pas dire que les autres ne s’y préparent pas. Les travaux de l’OCDE sur les villes résilientes montrent que trois étapes sont nécessaires à la mise en œuvre d’une gestion efficace des risques : préparation, prévention et réaction. Les villes peuvent devenir résilientes non seulement en réagissant à une crise, mais également en se préparant aux crises futures et en les évitant. La préparation établit une base pour gérer et limiter les dommages, tout en prenant en compte le coût et le temps nécessaires pour se remettre d’une crise. La prévention est donc avant tout un moyen proactif de réduire l’exposition aux crises sociales, économiques et environnementales à long terme par le biais de la planification, la réglementation, des instruments budgétaires et des investissements dans des infrastructures urbaines résilientes. À cet égard, la crise sanitaire a servi de « test grandeur nature » de la résilience des villes. Dans un récent rapport de l’OCDE sur les mesures adoptées par une centaine de ville face à la Covid-19, on constate que beaucoup ont déjà commencé à repenser leurs stratégies de résilience à long terme afin d’opérer d’importants changements en faveur de sociétés plus durables et inclusives. Ainsi, la ville de Malmö (Suède) tient désormais compte du critère de résilience dans les procédures d’urbanisme et de passation de marchés publics, après avoir constaté que les crises et les chocs précédents avaient déjà conduit à renforcer la résilience, avec par exemple l’extension des espaces verts pour atténuer les inondations, ou davantage d’attention apportée à la sécurité alimentaire. La ville de Milan (Italie) a mis à jour ses stratégies précédentes de résilience, qui n’avaient pas intégré le risque de pandémie dans les scénarios de planification urbaine, pour mieux se préparer aux risques exceptionnels. En outre, les perturbations du mode de vie subies durant le confinement ont rendu les gens plus enclins à modifier leur comportement et à accepter des changements plus radicaux vers une économie circulaire, qui soit capable de prévenir la production de déchets, ou de les réutiliser et transformer en ressources. C’est pourquoi les stratégies de résilience peuvent davantage être développées en partenariat avec les citoyens, les entreprises et la société civile, afin de s’assurer que le processus d’élaboration des politiques soit lui-même inclusif. Certaines villes comme Braga (Portugal) et Vilnius (Lituanie) investissent dans l’éducation et le renforcement des compétences pour venir en aide aux populations les plus vulnérables dans le cadre de leurs plan de relance; d’autres comme Vienne (Autriche) prennent des mesures pour adapter la quantité, la qualité et l’abordabilité des logements à la diversité des besoins pour promouvoir la cohésion sociale et l’intégration avec des modes de transport durables. Certaines villes telles que Milan (Italie), Paris (France) ou Montréal (Canada) cherchent également à exploiter les avantages de la densité et de la forme urbaines (compacte ou étalée) par une planification prospective de l’espace et de l’occupation des sols, afin de donner la priorité aux infrastructures résilientes au changement climatique et sobres en carbone, par exemple en concevant et en construisant des bâtiments et des rues écologiques, et en produisant et en fournissant des énergies renouvelables lorsque cela est possible. On pense forcément à la façon dont les villes se préparent au réchauffement climatique… Les villes émettent 80% des gaz à effet de serre, consomment les deux tiers de l’énergie, et produisent la moitié des déchets solides. Mais elles sont aussi porteuses de solutions grâce à leurs prérogatives de politiques et investissements publics en matière environnementale. La relance post-COVID-19 pourrait contribuer à instaurer une « nouvelle normalité » dans les villes, en réduisant la vulnérabilité des systèmes économiques, sociaux et environnementaux. Face au dérèglement climatique, les villes doivent accélérer leurs efforts pour devenir plus vertes, plus ouvertes à l’économie circulaire et plus intelligentes, avant qu’une nouvelle crise ne survienne. L’investissement dans des mesures vertes pour les villes conduit non seulement à créer des emplois et à établir des conditions locales favorables à une croissance économique à long terme, mais il permet également de réduire les émissions de CO2, de préparer les populations aux futurs risques liés au climat et d’améliorer la qualité environnementale urbaine. Un nombre croissant d’initiatives locales de relance verte ont vu le jour, affichant le niveau d’ambition élevé des villes ainsi que leurs capacités à expérimenter des solutions innovantes, en mettant l’accent sur une mobilité urbaine durable et l’efficacité énergétique. S’attaquer aux externalités négatives des agglomérations, comme les embouteillages et la pollution atmosphérique, est désormais une priorité pour beaucoup de villes, qui peut se concrétiser en réduisant l’utilisation des voitures individuelles, en démocratisant la marche et le vélo et en améliorant les transports en commun. Plusieurs villes intègrent les réponses aux enjeux climatiques dans leurs plans de relance, par exemple en concevant des subventions sous conditions, des prêts préférentiels et des incitations fiscales pour les projets d’investissement et les pratiques commerciales écologiques, tout en définissant des mesures d’accompagnement pour les populations les plus vulnérables aux conséquences du changement climatique. D’ailleurs, les gouvernements nationaux jouent un rôle majeur dans la conduite de la relance verte, bien que les mesures de relance économique nationales proposées soient souvent insuffisamment «vertes » ou ne fassent pas le poids face aux subventions apportées aux énergies fossiles, qui perdurent dans de nombreux pays. Pour construire des villes vertes, les gouvernements doivent donc mettre en place une bonne gouvernance afin de concevoir et de mettre en œuvre des stratégies et des politiques efficaces, dans une responsabilité en partage entre niveaux de gouvernements et avec les parties prenantes. Quels conseils donne l’OCDE pour ce que les villes deviennent résilientes ? Les Principes de l’OCDE sur la politique urbaine fournissent les 11 leviers d’action pour aider  les gouvernements à mieux coordonner les décisions prises en vue d’aménager, de  financer, de développer, de gérer et de faire vivre des villes de toutes tailles dans le cadre d’une urbanisation de meilleure qualité, plus polycentrique et plus résiliente. Les gouvernements locaux et nationaux doivent agir ensemble sur le triptyque « échelle – stratégie – parties prenantes ». Pour ce faire, ils doivent soutenir les métropoles et renforcer l’attractivité des villes moyennes,  raisonner en termes de bassins de vie et d’emploi, renforcer le lien urbain-rural, définir une politique nationale urbaine plurisectorielle et cohérente, encourager les solutions fondées sur la nature et la transition vers une économie bas carbone, favoriser des villes inclusives, sources d’opportunités, où chacun a sa chance, garantir des financements adéquats et une capacité fiscale, engager les citoyens et parties prenantes, encourager l’innovation, et évaluer et adapter régulièrement les politiques urbaines. Il faut pour cela coordonner les responsabilités et les ressources entre les différents niveaux d’administration afin de répondre simultanément aux besoins locaux, aux objectifs nationaux et aux engagements mondiaux à long terme, notamment en matière de sécurité sanitaire, de résilience et de développement durable. Il faut ainsi promouvoir un modèle de gouvernance dynamique et souple reposant sur des outils de collaboration, des partenariats et des dispositifs contractuels novateurs, qui mettent l’intérêt de la population locale au premier plan parce qu’une ville résiliente pour les générations actuelles et celles à venir, c’est avant tout un bien commun. L’OCDE, c’est quoi ? L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) est une organisation internationale qui œuvre pour la mise en place de politiques meilleures pour une vie meilleure. Son objectif est de promouvoir des politiques publiques qui favorisent la prospérité, l’égalité des chances et le bien-être pour tous. Elle regroupe 38 pays membres, travaille avec plus d’une centaine de pays, et emploie des milliers d’experts qui s’appuient sur 60 ans d’expérience et de connaissances pour préparer le monde de demain. Tout le programme du Forum de la résilience, les 4 et 5 octobre à Rouen (inscription en ligne) Lire aussi : AZF, Lubrizol… : les villes face aux catastrophes    

Embarquez pour La Seine au fil de l’Eau

3 semaines ago
Dans le cadre de Rouen, Capitale du Monde d'Après, la Métropole Rouen Normandie et le bateau La Lutèce, vous proposent des animations pour les classes et les familles sur la Seine : art et nature, patrimoine, biodiversité… Atelier famille « toiles en série », à bord de la Lutèce, à quai. La nature et la seine ont toujours inspiré les plus grands artistes. Dans cet atelier au cadre exceptionnel avec vue sur le fleuve, les enfants auront l'occasion de découvrir et mettre en pratique les techniques des impressionnistes. Pendant une heure, et grâce à tout le matériel nécessaire mis à leur disposition, ils pourront reproduire étape par étape, un de leur plus célèbre tableau ! Samedi 2 octobre et samedi 9 octobre de 14h30 à 15h30, ou de 16h à 17h Mercredi 6 octobre de 15h à 16h Gratuit, sur inscription (20 personnes max) A partir de 8 ans, soumis au Pass sanitaire Atelier famille « Utopiquement Vôtre » : création de Cartes Postales Rendez-vous avec Utopiquement Vôtre pour un rêve en images : l’artiste propose aux enfants de créer une carte postale inspirée de leurs rêves, de leurs envies, de leur monde imaginaire. Un exemplaire sera conservé pour venir contribuer à la collecte de rêves de Rouen Normandie 2028. Samedi 2 octobre, de 14h à 16h, devant la Lutèce, à quai. Gratuit, sans inscription, non soumis au Pass sanitaire Découverte des oiseaux de la Seine – Balade à bord de la Lutèce A travers des explications sur l'écologie du fleuve et à l'aide du matériel optique de l'ornithologue (paires de jumelles, longue-vue), venez observer et écouter l'avifaune typique de ce milieu. Gratuit, sur inscription auprès de la LPO au 07.88.60.90.67 ou animations.normandie@lpo.fr Samedi 2 et dimanche 3 octobre de 9h30 à 11h30 Tout public, soumis au Pass sanitaire Programme détaillé et inscriptions La fabuleuse histoire de la Seine : un programme pédagogique sur la vallée de la Seine et ses habitants (cycle 3) "Les Fabuleuses Aventures de la Seine" est un programme pédagogique complet sur les thématiques et les enjeux de ce fleuve emblématique et de son territoire : la Seine. La Métropole Rouen Normandie accueille des classes sur la Lutèce du 1 au 7 octobre 2021. Au programme : découverte de la biodiversité et animations sur les enjeux de pollution et inondations de la Seine. Ce programme est destiné aux enseignants des classes de CM1 à la 6ème du territoire de la Métropole Rouen Normandie. La pédagogie employée propose aux élèves une découverte de leur environnement proche, de manière ludique et coopérative. Il est possible de travailler sur une ou plusieurs thématiques (l’eau, l’assainissement, l’histoire et la géographie du territoire, la biodiversité locale, l’art et le patrimoine...) qui sont toutes étudiées en adéquation avec les programmes scolaires. Ce programme est également en cohérence avec le dispositif des "classes d’eau", proposé par l’Agence de l’Eau Seine Normandie. La Métropole Rouen Normandie l'a développé, en collaboration avec le conseiller pédagogique des sciences de la DSDEN (Direction des services départementaux de l'éducation nationale) et de nombreux partenaires. Le parcours pédagogique « La fabuleuse histoire de la Seine » est disponible gratuitement sur simple demande à education.environnement@metropole-rouen-normandie.fr

Seine et Loire, la rencontre !

3 semaines ago
Rencontre avec l'écrivain Camille de Toledo mardi 5 octobre dans le cadre du Forum de la Résilience de Rouen. Depuis deux ans, à travers un processus d’auditions publiques – les auditions du parlement de Loire – , l’écrivain Camille de Toledo (Thésée sa vie nouvelle, 2020) a proposé une utopie institutionnelle, au carrefour du droit, de l’anthropologie, de l’économie, de l’art et du politique. Les questions posées étaient déroutantes : « Et si, pour la première fois en Europe, un fleuve avait la possibilité de s’exprimer et de défendre ses intérêts ?  Et si le fleuve et les entités qui le constituent pouvaient témoigner des dommages qu’il subit ? Et si le fleuve pouvait siéger dans les instances chargées de sa gestion, notamment par le biais de « gardiens de la rivière », de « traducteurs des valeurs et des intérêts du fleuve » ? Et si un parlement, chargé de discuter des usages du fleuve, veillait à une plus juste répartition des droits entre les intérêts humains et les intérêts autres qu’humains ? » Ce qui pouvait apparaître comme une fiction devient aujourd’hui réalité. En Nouvelle-Zélande, en Colombie, des fleuves sont devenus « sujets de droit ». Sur les bords de Loire, penseurs, philosophes, juristes, citoyens ont donné corps à ce projet révolutionnaire. Leurs travaux sont rassemblés dans Le fleuve qui voulait écrire, mise en récit de Camille de Toledo, avec Bruno Latour, Valérie Cabanes et bien d’autres, en librairie depuis septembre. Il viendra nous expliquer cette démarche exemplaire et inspirante le mardi 5 octobre à 16 h au 106.  

La nature peut-elle sauver la ville ?

3 semaines 1 jour ago
Un atelier ouvert au public se penche sur la quetion au Forum de la Résilience de Rouen, lundi 4 octobre. Pionnier du développement durable en architecture et urbanisme, Philippe Madec développe une approche éco-responsable du projet architectural. Il est connu dans la Métropole Rouen Normandie pour son intervention sur le Parc Urbain des Bruyères, et pour l’éco-village des Noés à Val-de-Reuil. En 2018, il lance le Manifeste pour une Frugalité heureuse et créative dans l’architecture et l’aménagement des territoires urbains et ruraux qui encourage les professionnels du bâtiment et de l’aménagement à remettre en question leurs pratiques afin de limiter les effets sur l’environnement, la biodiversité et les paysages. Deux ans plus tard, son Manifeste a récolté près de 13 000 soutiens venus de toute la profession (architectes, ingénieurs, étudiants). Il en parlera lundi 4 octobre à 14 h 30 dans le cadre du Forum de la Résilience au 106, en compagnie de Marc Barra, écologue, de Laure Ferrier, directrice de l’Union régionale des collectivités forestières de Normandie, et de Céline Mayer, architecte-urbaniste, qui intervient au sein du bureau d’étude Les Cocottes Urbaines pour la renaturation de cours d’écoles rouennaises. Lundi 4 à 14 h 30 au 106 à Rouen
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1 heure 33 minutes ago
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